J’ai donné à cette œuvre le nom de L’ivresse. Ce titre ne parle pas d’excès, mais de cet vertige poétique, cette douce perte d’équilibre qui nous saisit face à la passion ou à la liberté absolue. En dessinant cette silhouette ondoyante qui semble tourner sur elle-même comme un ruban de métal, j’ai senti ce mouvement d’abandon, un élan pur où le corps s’abandonne à la gravité avec légèreté.
L'ivresse
Pour sculpter L’ivresse, je me suis concentré sur une seule matière : de fines tiges d’acier juxtaposées une à une avec une rigueur absolue. Dans l’atelier, la difficulté était de dompter cette verticalité stricte pour lui insuffler un mouvement en hélice, une spirale continue qui s’élève du socle pour dessiner la poitrine et le galbe d’un buste. En jouant sur la longueur variable des tiges, le métal crée un effet de frange mouvante où le vide et le plein s’entrelacent, laissant la lumière traverser et faire vibrer la structure.
Mon intention avec L’ivresse était de capturer la fluidité d’un mouvement suspendu dans le temps. C’est une métaphore de la lâcher-prise : montrer comment la rigidité de l’acier peut s’effacer pour devenir pur mouvement, pure émotion. Je voulais créer une présence hypnotique qui n’impose pas sa masse, mais invite le regard à tourner autour d’elle, à ressentir cette sensation de vertige doux et d’harmonie.
Cette sculpture vous intéresse ?
Accueillir L’ivresse dans son lieu de vie, c’est inviter une respiration poétique, un mouvement perpétuel qui nous rappelle chaque jour la beauté de s’abandonner à l’instant présent.
- Technique : Acier assemblé (tiges cintrées et soudées) sur socle en acier gravé
- Dimensions : 60×30×18 cm
- Prix : 3 000 €
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