« Julie » parce que son architecture tout entière vibre d’une féminité intemporelle et insaisissable.
Ce que j’ai humblement cherché à transcrire ici, c’est le mystère d’une courbe, la distinction d’une présence qui se devine à travers le vide. C’est l’essence même de la volupté : cette capacité à modeler la matière pour lui donner la douceur d’un galbe, faisant presque oublier la rigidité de l’acier.
Chaque tige de métal, minutieusement ajustée, est comme une ligne de vie, une onde vibrante qui dessine les contours d’un corps en mouvement. Regardez ce point d’ancrage unique : l’œuvre ne frôle-t-elle pas le miracle de l’équilibre ?
Toute cette masse généreuse s’élève et tient suspendue sur un seul point de contact, défiant les lois de la gravité avec une audace tranquille.
J’ai voulu que ma sculpture soit ce souffle suspendu, figé dans l’éternité du métal, portant en elle cette tension sublime entre la densité des formes et le vertige de la légèreté. Elle est la grâce pure, mon hommage à la poésie de la silhouette.






